The Project

    L'École d’architecture de la ville & des territoires à
    Marne-la-Vallée est un établissement public sous la tutelle du Ministère de la culture : École nationale supérieure d’architecture associée à la communauté d’université
    Paris-Est.

    École

    Notre école est née de l’engagement de toute une équipe dans l’élaboration d’un nouvel enseignement. Celui-ci découle de la définition que nous souhaitons donner aux mots « architecte » et « architecture ». Tout au long du cursus, les élèves architectes y apprennent que la conception d’un bâtiment consiste également en l’élaboration d’un projet de transformation de l’environnement.

    Ainsi, la découverte de l’acte de bâtir est toujours intimement liée à la compréhension des territoires et de leurs usages. Pour transmettre cela à nos étudiants, nous avons conçu un programme original et des moyens pédagogiques adaptés, afin que ces futurs diplômés aient les compétences, l’ouverture et l’engagement que ce métier requiert aujourd’hui. L’architecture demeure l’art de bâtir des édifices dans un environnement en perpétuelle mutation.

    Projet de l’architecte Bernard Tschumi, le bâtiment offre une qualité d’espace propice à la concentration comme aux échanges. Entre les deux blocs qui accueillent d’un côté l’administration et de l’autre les ateliers et les salles de cours, l’espace ouvre sur un grand forum où se déroulent de nombreux événements pédagogiques ou de diffusion : les espaces d’exposition, deux amphithéâtres, les circulations et une cafétéria, lieu de convivialité. La capacité d’accueil de l’école est d’environ 650 étudiants, ce qui en fait un établissement à taille humaine.

    Architecture

    Notre école considère le périmètre des objets de l’architecture, au-delà des seuls bâtiments. Depuis sa création en 1998, elle se définit comme « une école d’architecture au sens le plus large possible, qui ferait volontiers la synthèse de l’urbanisme, de l’architecture, du paysage, du tracé des chaussées, des soutènements, de la gestion des niveaux et bien sûr des réseaux »1.

    Cette « synthèse », prônée à la suite des cloisonnements disciplinaires et sectoriels qui se sont durcis au XXe siècle, rejoint finalement la définition de l’architecture instaurée par Alberti et qui a prévalu jusqu’au XVIIIe siècle. Très concrètement, nous pensons que les objets dont s’occupent les paysagistes, les ingénieurs ou les géomètres, doivent également être – à nouveau – ceux des architectes. Ainsi, nous considérons que le nivellement, le découpage parcellaire, la gestion de l’eau, le tracé et le dimensionnement des voies, etc. doivent aussi s’enseigner dans une école d’architecture de la ville &des territoires.

    De même, nous affirmons que la construction est un champ qui contribue à la définition même de l’architecture. Il existe de grandes réalisations architecturales auxquelles la construction et l’utilisation de certaines techniques donnent leur expression architecturale singulière.

    D’un point de vue technique, nous pensons que les architectes doivent avoir conscience des ordres de grandeur en termes de dimensionnement, des principaux systèmes constructifs et maîtriser les rudiments de la construction ordinaire. Il s’agit pour tous les élèves de pouvoir, un jour, discuter et échanger avec un ingénieur en étant en capacité de pouvoir suggérer des solutions.

    Ville & territoires

    Aujourd’hui la population mondiale vit majoritairement en ville. L’espace urbain se développe inexorablement produisant toujours de nouvelles issues comme de nouvelles contradictions.

    Apprendre la ville c’est l’étudier sous tous ses angles : force productive, bien de consommation, lieu de mémoire, espace de mélange et de cloisonnement, forme urbaine, espace politique…

    Notre école s’intéresse à tout ce qui constitue la ville comme à tous ses débordements. Nous pensons qu’il faut cesser de regarder la ville comme un modèle idéal pour les territoires, afin de pouvoir interroger l’inversion de relation qui peut caractériser l’état métropolitain.

    Dans la condition métropolitaine en effet, les périphéries existent par elles-mêmes avec une intensité et une dimension telles qu’elles ont acquis une autonomie par rapport aux villes centre : infinies périphéries de périphéries, inconfortables à penser pour les architectes car elles semblent dissoudre, dans leur grande étendue, leur intensité faible et leur système hiérarchique incertain, les objets architecturaux eux-mêmes.

    Comment l’architecture peut-elle aujourd’hui survivre à la condition métropolitaine, à la ville diffuse ou à la dislocation suburbaine, et contribuer à leur donner un sens ? Le territoire ne constitue plus un périmètre géographique : il est aussi le produit de toutes les instances politiques, sociales, culturelles ou juridiques qui l’ont façonné. Quelle que soit sa nature, parcelle d’une maison ou nœud autoroutier, il est le champ d’investigation et d’action des futurs architectes.

    En encourageant nos étudiants à l’intelligence des territoires, nous les préparons mieux à répondre à la complexité des enjeux contemporains.

    À Marne-la-Vallée

    Un des atouts de l’école est son appartenance au Cluster de la cité Descartes, pôle d’excellence retenu dans le projet du Grand Paris pour sa vocation métropolitaine dédiée à la ville durable.

    Les liens ainsi tissés avec différents établissements d’enseignement supérieur (École des Ponts ParisTech, École d’urbanisme de Paris, Université Paris-Est Marne-la-Vallée…) – qui appartiennent tous à la Communauté d’universités et d’établissements Université Paris-Est –permettent d’élargir et de confronter les champs de connaissance tant en matière d’enseignement que de recherche, engageant l’école dans une dynamique scientifique et intellectuelle exceptionnelles.

    De plus, étudier dans un périmètre d’observation privilégié, celui de la ville nouvelle, lui-même en pleine mutation et porteur de toutes les problématiques urbaines et environnementales contemporaines, est propice à éveiller chez l’étudiant la conscience quotidienne d’un monde en constante évolution, et à nourrir une réflexion d’actualité sur l’objet même de la pratique architecturale aujourd’hui.

    Photos

    Dans le cadre de la refonte de son identité visuelle amorcée en 2015, l’École d’architecture de la ville & des territoires à Marne-la-Vallée a confié au photographe Myr Muratet le soin de réaliser un reportage photographique au sein de l’école et sur le campus. Toutes les imagesprésentées dans cette publication ont été réalisées entre mai et juillet 2015.

    Notes
    1. Yves Lion, « Pour une école des territoires », in Pierre-Alain Croset (dir.), Pour une école de tendance. Mélanges offerts à Luigi Snozzi, Lausanne, Presses polytechniques et universitaires romandes, 1999, p. 186.
      *Pour une école de tendance, Mélanges offerts à Lugi Snozzi*, Presses Polytechniques et Universitaires Romandes

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